n° 2

Le pardon.

Le journal Itinéraires.

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Le pardon chez les Juifs.

Article écrit par Fabrice Arfi et Stéphane Cohen en janvier 1993.

Dans la pensée juive, on distingue deux sortes de pardon. Le premier, le plus important, concerne l'homme dans sa vie sociale. Le second aspect, très personnel, est du ressort de la relation homme - Dieu.

Dans la vie de tous les jours, chaque individu rencontre de multiples occasions de blesser autrui (physiquement ou moralement), de lui manquer de respect... Pour ce type de faute, le seul pardon valable est celui qu'accordera l'offensé à l'offenseur. Ainsi, par exemple, celui qui fait honte en public à son ami aura beau reconnaître sa faute et demander pardon à Dieu, cela n'aura d'effet que si l'affaire est d'abord réglée au niveau humain.

Dans un second temps, intervient donc la dimension homme - Dieu. En effet, dans la tradition juive, toute personne est sensée se repentir à tout moment des fautes qu'elle a commises envers son Créateur. Cela passe par une introspection personnelle et permanente qui culmine le jour de Yom Kippour (littéralement : "Jour de l'Expiation"), plus connu sous le nom du Grand Pardon. En ce jour où les fidèles adressent directement et en communauté leurs prières à Dieu, "les portes célestes de la clémence" s'ouvrent un peu plus.

Cette journée célébrée le 10 du premier mois de calendrier hébraïque (vers septembre-octobre) correspond aussi historiquement au moment où Dieu a pardonné aux Hébreux dans leur exil après la faute du veau d'or. Dieu pardonne donc les fautes personnelles, par opposition aux fautes sociales dont il faut s'acquitter au sein de la société.

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Dernière mise à jour : 8 juin 1999.