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L'auteur de cet article, écrit en février 1999, a voulu rester anonyme.
La vie est belle quand on a vingt-et-un ans, lorsqu'on a tout pour être heureux : une famille admirable, des amis très proches toujours prêts à aimer, à rendre service, à faire la fête... Une foi bien ancrée et surtout un avenir prometteur. Oui, la vie est belle quand on a vingt-et-un ans.
Et puis un beau jour, un vendredi de fête, tout s'arrête... Son chemin a rencontré obstacle, un mur. Et nous qui sommes ici, nous ne comprenons plus.
Nous voici au bord du vide puisque nous cherchons partout le visage de notre ami que nous avons perdu. Il était des nôtres et nous avons perdu cette part de nous-mêmes. Il était notre avenir et nous avons perdu notre avenir. Nous voici seuls et désemparés, mais il nous interpelle chacun. Merci, merci d'exister toujours pour nous. Tu nous as comblés de tant de bonheurs car tu étais, et tu restes, un être merveilleux. Notre "petit prince" est retourné vers l'infini, dans le ciel bleu de la Provence où fleurissent les iris. Avec son beau sourire, il nous dit : "Restez forts et unis... Aimez toujours la vie."
Il nous reste toujours les souvenirs, toutes ces images qui apparaissent en vrac et qui nous font chaud au cœur, et ça, on ne nous les prendra pas.
Aide-nous aujourd'hui à être digne de toi, à répondre à ce sourire que tu promenais sur le monde ! Non, nous ne t'oublierons jamais. Tu vas éclairer le chemin, tu vas baliser la route et, le moment venu, nous viendrons t'embrasser au Royaume des Justes.
J'avais un ami... mais il est parti !