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Article écrit par Aude Humeau en décembre 1998.
Il paraît paradoxal de parler de la pauvreté assis tranquillement dans un fauteuil près du chauffage. Tous, nous savons qu'elle existe, qu'elle est une véritable souffrance pour ceux qui la connaissent mais je crois qu'il est bon de nous poser une autre question : que faisons-nous contre la pauvreté
Sans doute beaucoup d'entre nous agissent et tentent, par leur présence et leur soutien à ceux qui la vivent, de l'adoucir. Mais ils sont encore trop peu nombreux. Et il est important que tous, nous nous remettions en cause pour savoir ce que nous pourrions faire et sur les motifs qui nous poussent à le faire. Si nous cherchons à nous donner "bonne conscience" uniquement, il serait peut-être bon de faire plus attention à ceux que nous voulons aider. La pauvreté et la misère dans laquelle ils vivent ont certes besoin de nos bras pour disparaître mais il ne faut pas oublier qu'ils sont des hommes et des femmes comme nous tous. L'attention que l'on portera à ce qu'ils disent et à ce qu'ils sont est au moins aussi importante. En leur donnant ce dont ils ont besoin, ils doivent sentir que c'est eux que nous voulons aider et non pas seulement notre bonne conscience que nous cherchons à acquérir. Saint Vincent de Paul (il faut bien en parler dans ce journal) préconisait un grand amour envers ces hommes pour qu'ils pardonnent l'aide que nous leur apportons.
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas un discours moralisateur que je veux faire mais... cette petite goutte d'eau dans la mer que nous pouvons apporter, il me semble important de ne pas la laisser de côté : elle manquerait de n'y être pas, disait Mère Teresa.