Libre ! Voilà ce qu'est tout d'abord un étudiant. Par définition, il n'est pas engagé professionnellement : personne ne peut donc trop en vouloir à l'amateurisme qui le caractérise parfois. Souvent, il n'est pas encore "casé" ; les notions de fidélité ou de charges familiales ne lui posent pas forcément problème.
Toujours sans le sou, il peut partir du principe que la misère du monde devra attendre son premier salaire pour recevoir un peu d'aide. S'engager, alors qu'il est libre comme l'air ?
Être étudiant, c'est aussi être électeur, avoir du temps libre, des idées, être adaptable. Et ça, partis politiques, associations humanitaires et entreprises l'ont compris depuis longtemps. Alors, s'engager au risque d'être récupéré, de se retrouver pieds et poings liés ou de se faire exploiter ?
Ce quatrième numéro d'Itinéraires a pourtant souhaité rassembler les articles de plusieurs ESCP engagés. Et, à les entendre, il semble que l'engagement, loin de diminuer ceux qui le prennent, donne de la consistance et du sens.